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Archive pour mai 2013

Retro Ardennes 2013

 12 mai 2013 Retro Ride Ardennes troisième édition  C’est pas le nombre qui fait la qualité, on sait ça, mais il faut bien dire que 80 cyclistes attifés comme en 40 et remontés comme des coucous, ça commence à faire du sérieux sur la fine Voie Verte des Ardennes. Mais bon : tous les goulots sont étroits, et ça n’empêche pas d’arroser tout ce qu’il faut.   Il y avait ce 12 mai du beau monde venu de Belgique (hommages soient rendus à la rétro Ronde flamande et à la Savoureuse de Ciney), de Paris avec les itinérants de Surplace, les titis du Béret Baguette et les zélés de La Bicyclette – Lorenzo se payant même le luxe de venir en pays ardennais avec un vélo Dardenne… Chic.   Un Italien, Mario, sur son Colnago, mettait un peu de Sud dans le grand Nord, pas trop pluvieux cette édition, juste quelques bruines pour rappeler qu’ici, c’est pas la Toscane héroïque. Et puis des Ardennais bien sûr et plein de copains d’ici ou là, dans le sillage délicat du traditionnel Maroilles de Sam, emmené cette année dans une MiniCooper du meilleur effet.   Tout cet équipage partit tranquille, sous la surplombante et toujours magique supervision d’Alexandre, sur son grand-bi, métaphore du génie humain… et de sa dinguerie surréaliste. Un jeune homme plus circassien s’apprêtait à faire sans sourciller les 60 kilomètres sur un monocycle, multipliant par deux, chaque mètre parcouru, le nombre de rotations nécessaires à son avancée : chapeau l’artiste. On mit les k-way, on les enleva, on les remit à nouveau. Bref, on fit connaissance avec la Meuse du jour, jamais tout à fait la même, jamais tout à fait une autre.   C’est sans ciré toutefois que la côte des Grands ducs s’apprêtait à être gravie. Surnommée avec quelque emphase « le Ventoux ardennais », elle fut l’occasion d’une petite course en hommage à JJ Recreim. Course remportée par Florent Carrière, alias Guy Kahouse, svelte et vif avec son vieux pantalon de golfe. A noter : la grimpette gaillarde d’Estelle, mignonne et pêchue. Lecoq, à Château-Regnault, offrit les premiers réconforts, caféinés ou fermentés.   Puis, on se laissa glisser jusqu’à Laifour, le long de la partie la plus boisée du parcours, dans des senteurs où le printemps tentait vaille que vaille de le disputer à l’hiver tenace. Là, le pique-nique prit des airs de bord de Marne, avec barbecue et rasades diverses, les familles et les enfants des valeureux coureurs venant casser la croûte et raffermir les ambitions.   Le retour : plus hétéroclite, plus dispersé, le peloton s’étirant autour de quelques pépins techniques et aussi parce que, dopés par le repas, quelques mollets voulaient s’exprimer. La Péniche accueillit quoiqu’il en soit toute la troupe, gaie et volubile, dans les parfums combinés de la friterie de la Place de l’Agriculture et de la Meuse, filant en contrebas après qu’on avait filé le long d’elle.  Merci à tous ! Les photos La vidéo